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Activité physique et ostéoporose

L’ostéoporose se définit comme une maladie systémique des os, caractérisée par une diminution de la masse osseuse (DMO) et une altération de l’architecture du squelette, engendrant une fragilité accrue des os et une augmentation du risque de fracture.

Les populations vulnérables, principalement les femmes ménopausées et les personnes âgées, font souvent appel à un Personal Trainer (PT) afin de prévenir ce problème dont elles sont bien au courant, mais également pour d’autres raisons (prévention des chutes, renforcement musculaire, amélioration de la capacité cardiorespiratoire, etc.).

La masse osseuse croît rapidement pendant l’adolescence, période de croissance générale, puis continue d’augmenter quelques années avant d’atteindre son pic, la masse osseuse maximale. Ce pic et la masse osseuse maximale sont très influencés par la génétique, mais également par l’hygiène de vie, dont l’alimentation et le mouvement font partis.

Il a été rapporté qu’en Europe et aux États-Unis, 30% des femmes sont ostéoporotiques, et il a été estimé que 40% des femmes ménopausées et 30% des hommes subiront une fracture ostéoporotique au cours de leur vie. Environ 200 millions de personnes souffrent d’ostéoporose et environ 8,9 millions de fractures sont causées par des fractures ostéoporotiques.

Une fois le pic de masse osseuse adulte atteint, un processus appelé « remodelage du squelette » prend le relais, au cours duquel l’ancien os est remplacé par du nouvel os. Le remodelage est régi par l’action des ostéoclastes qui résorbent le vieil os et des ostéoblastes qui produisent le nouvel os. On en sait beaucoup sur le recrutement et l’activité de ces cellules, notamment sur l’implication des hormones systémiques, telles que les œstrogènes et des cytokines (interleukine-6 et facteur de nécrose tumorale). Ces hormones et cytokines contrôlent certaines molécules impliquées dans le remodelage osseux.

L’entraînement physique a été recommandé comme une stratégie d’intervention non pharmacologique peu coûteuse et sûre pour la conservation de la santé musculo-squelettique. Les recommandations de la National Osteoporosis Foundation mentionnent quatre axes de travail : des exercices posturaux, des exercices de renforcement des muscles du rachis et des hanches, des exercices d’équilibre et d’autres fonctionnels.

Une méta-analyse de 16 essais et 699 sujets a montré une amélioration de 2 % de la DMO de la colonne lombaire dans le groupe qui s’est entraîné par rapport au groupe qui ne s’est pas entraîné.

Par ailleurs, il est admis que seules les activités exerçant des contraintes de charges comme la marche ou la course à pied et celles qui imposent au squelette de résister à des contraintes de charges inhabituelles, telles que la musculation, ont un réel impact positif sur le métabolisme osseux. Pour ce faire, l’activité doit être durable, ininterrompue et pratiquée de manière régulière. A contrario, la natation (exercice en apesanteur) et le cyclisme n’ont pas d’effets bénéfiques sur la minéralisation de l’os.

Malgré la recommandation d’une intensité soutenue, celle-ci doit toujours être ajustée aux capacités de chacun de vos clients afin d’engendrer un stress progressif sur le squelette, sans quoi un effet délétère pourrait apparaître, surtout chez une population âgée qui ne possède pas forcément une condition physique très développée.

En pratique, les exercices doivent suivre ce schéma d’entraînement : des exercices à impact comme les sauts ou la marche plusieurs fois par semaine à intensité modérée à élevée, des exercices de musculations entre 80 et 85% d’1 RM et environ 8 à 12 répétitions avec 2-3 séries avec des exercices d’équilibres intégrés, puis finalement des exercices de mobilité…

Retrouvez l’article complet et bien d’autres dans notre numéro 6