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Impact de l’activité physique sur le système immunitaire

Le système immunitaire (SI) est plutôt un système fonctionnel qu’un système anatomique ou basé sur des organes. Ce système est le bouclier de l’organisme face aux agents pathogènes. Chaque organisme sain est compétent pour lutter contre les bactéries, virus et champignons auxquels il est confronté tous les jours. Cependant, il arrive que ce système de protection devienne plus faible, soit de manière physiologique, comme avec l’avancée en âge, ou via des implications néfastes personnellement induites, telles que le manque de sommeil chronique. Les déficits immunitaires peuvent être suspectés selon l’hygiène de vie d’une personne, mais le plus souvent c’est l’apparition ou la présence de symptômes qui émettent l’alarme sur la diminution de l’immunité. Ce stade d’alarme signifie déjà que l’organisme est en lutte active contre l’agent pathogène. Il paraît évident que l’activité physique modérée entre dans le spectre d’une bonne hygiène de vie et celui-ci impacte le système immunitaire de plusieurs manières. C’est ce que nous allons explorer à travers cet article.

En outre, l’avancée en âge va de pair avec une diminution naturelle de l’efficacité du SI (immunosénescence). Ce phénomène physiologique contribue entre autres à la diminution de la qualité de la réponse vaccinale, mais aussi à l’augmentation de l’incidence avec l’âge des maladies auto-immunes, de l’ostéoporose, des cancers, de certaines maladies neurodégénératives (Alzheimer), du diabète de type 2 et de l’athérosclérose. Nous verrons donc également comment l’activité physique (AP) peut freiner cette immunosénescence afin d’améliorer la qualité de vie de vos clients âgés.

L’exercice induit donc un effet anti-inflammatoire durant plusieurs heures après l’exercice par la réduction de cytokines pro-inflammatoires. L’exercice améliore également l’immunosurveillance contre les agents pathogènes et les cellules cancéreuses. Pour rappel, l’immunosurveillance est un terme utilisé pour décrire les processus par lesquels les cellules du SI recherchent et reconnaissent les agents pathogènes étrangers, tels que les bactéries et les virus, ou les cellules précancéreuses et cancéreuses dans le corps.

L’exercice fait augmenter plusieurs marqueurs de l’inflammation, comme l’interleukine-6 (IL-6) qui est considérée comme une molécule répondant à l’inflammation. En effet, elle est produite suite à des cytokines pro-inflammatoires ou à des stimuli de même nature, mais l’IL-6 est à l’origine de la mise en place de mécanismes régulateurs de la réaction inflammatoire via la sécrétion de cytokines anti-inflammatoires entre autres.

Il faut donc bien comprendre que chaque séance d’exercice améliore l’activité anti-pathogène des macrophages tissulaires en parallèle avec une recirculation accrue des immunoglobulines, des cytokines anti-inflammatoires, des neutrophiles, des cellules NK, des cellules T cytotoxiques et des cellules B immatures. Avec l’exercice quasi quotidien, ces changements aigus opèrent par un effet de d’addition pour renforcer l’activité des défenses immunitaires et la santé métabolique.

Les personnes pratiquant régulièrement un exercice physique d’intensité modérée et vigoureuse possèdent des concentrations sanguines plus basses de molécules inflammatoires, contrairement aux sédentaires ou patients souffrant d’obésité…

Retrouvez l’article complet et bien d’autres dans notre numéro 3