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L’activité physique chez le diabétique de type 1

Le diabète de type 1 (DT1) est une maladie chronique, caractérisée par une présence excessive de glucose dans le sang (hyperglycémie), pouvant mener à des complications plus ou moins importantes. Ces complications peuvent survenir à court et à long terme. La prise en charge est donc primordiale. Outre la médication par le médecin traitant, la pratique d’une activité physique adaptée (APA) et encadrée par un Personal Trainer est primordiale. Cependant, il existe plusieurs risques et, de plus, il est important de connaître le mécanisme physiologique concernant l’amélioration de la pathologie par l’APA.

La pratique régulière d’une activité physique améliore différents facteurs de risque cardiovasculaire (baisse de la tension artérielle, diminution de la fréquence cardiaque de repos, amélioration du profil lipidique et de la fonction endothéliale), mais également plus systémique telle qu’une amélioration de la composition corporelle (perte de masse grasse et prise de masse musculaire), amélioration de la condition physique (endurance, force, souplesse, équilibre), amélioration de la densité minérale osseuse (DMO) et même du bien-être psychologique. Tout ceci améliore la qualité de vie des personnes atteint de diabète de type 1. Une étude de cohorte a même montré une réduction du risque de mortalité chez les DT1.

L’AP augmente la sensibilité à l’insuline qui généralement continue après la séance jusqu’à 24 à 72 heures. Cette sensibilité est induite par une augmentation de la translocation des transporteurs membranaires GLUT4 induite par les contractions musculaires. Dans ce cas, on comprend bien qu’une dose d’insuline habituelle en plus de séances d’AP vont potentiellement engendrer des hypoglycémies. Pour rappel, l’hypoglycémie est un taux de sucre sanguin anormalement bas qui peut mener de la fatigue à l’évanouissement. Vos nouveaux clients DT1 doivent absolument mentionner à leur médecin traitant le début d’une AP régulière et celui-ci saura faire les ajustements nécessaires quant au dosage de l’insuline afin d’éviter tout effet hypoglycémique.

L’exercice d’intensité élevée (anaérobique), tel un sprint de 10 secondes, engendre une production accrue d’hormones du stress qui vont augmenter la glycémie, pouvant limiter une hypoglycémie post-entraînement et certaines fois engendrer une hyperglycémie qui devrait être résolutive par elle-même, et la glycémie diminuera un peu de temps après la séance…

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