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Les crampes : tout ce que vous devez savoir

Les crampes sont bien connues de toutes les populations, sportives ou non. Presque tout le monde a déjà subi l’apparition d’une crampe, souvent pendant un effort ou au milieu de la nuit. Ce phénomène peut donc survenir pendant ou juste après une séance d’activité physique (AP) et le Personal Trainer (PT) peut y être confronté avec ses clients. C’est pourquoi il est important de connaître ce trouble, comprendre les mécanismes sous-jacents et les techniques à utiliser pour atténuer et stopper ce phénomène. Le présent article porte en particulier sur la crampe musculaire associée à l’exercice (EAMC pour exercice- associated muscle cramping).

La crampe musculaire est une contraction involontaire temporaire, mais intense et douloureuse, des muscles squelettiques, qui peut se produire dans de nombreuses situations différentes.

Plusieurs études semblent prouver que l’hypothèse « déshydratation et concentration d’électrolytes » ne sont pas validées scientifiquement.

Norris et al. ont rapporté que 95% d’étudiants en éducation physique (115 sur 121) avaient eu des crampes spontanées au cours de leur vie et que 26% (31 sur 121) avaient eu des crampes après l’exercice. Kantarowski et al. ont rapporté que 67% de triathlètes (1’631 sur 2’438) se sont plaints de l’EAMC dans diverses conditions d’entraînement. Ainsi, les EAMC sont courants chez les sportifs de loisirs comme chez les sportifs de compétition.

Schwellnus et al. ont déclaré que “le traitement des crampes musculaires aiguës est un étirement passif”. À l’appui de cette affirmation, ils ont montré les données d’un coureur unique chez qui l’étirement a entraîné une diminution spectaculaire de l’activité électromyographique du muscle affecté. Le même groupe a également suggéré que des “habitudes d’étirement irrégulières” étaient associées à un risque accru de crampes.

Sur la base des résultats de plusieurs grandes enquêtes prospectives et expérimentales, les preuves disponibles indiquent que l’EAMC est de nature multifactorielle et découle d’un déséquilibre entre la voie excitatrice des fuseaux musculaires et la voie inhibitrice des organes tendineux de Golgi vers les neurones moteurs alpha plutôt que la déshydratation ou un déficit en électrolytes. Ce déséquilibre proviendrait d’une surcharge neuromusculaire et de la fatigue musculaire.

Bien que l’EAMC puisse être isolé, les athlètes se plaignent souvent de symptômes d’EAMC jusqu’à 8 heures après l’exercice. Bien que certains EAMC ne semblent pas affecter la performance athlétique, parfois l’EAMC peut être déstabilisant…

Retrouvez l’article complet et bien d’autres dans notre numéro 8