Sélectionner une page

Quelle activité physique en cas d’hypotension orthostatique ?

L’hypotension orthostatique (HO) est un évènement physique défini par l’American Autonomic Society et l’American Academy of Neurology comme une diminution soudaine de la pression artérielle systolique d’au moins 20 mmhg ou une baisse de la pression artérielle diastolique d’au moins 10 mmhg dans les trois minutes suivant le passage de la position allongée à debout. Cette baisse de pression peut être symptomatique via une sensation de malaise ou asymptomatique. L’HO est un réel problème auquel le PT peut être confronté lors de séances de coaching, par exemple en passant d’un exercice de gainage au sol à un exercice debout sans temps de récupération ou très rapidement, d’autant plus que l’HO touche environ 7% de la population et que sa prévalence augmente avec l’âge (16% des patients de plus de 65 ans). Il est important de savoir que cet état accroît le risque de chute et le PT doit pouvoir remarquer une HO potentielle. De plus, l’HO est associée à un risque significativement accru de mortalité toutes causes confondues, d’hémorragie cérébrale, d’accident vasculaire cérébral (AVC) et de maladies coronariennes.

Dès le changement de la position allongée/assise à verticale, il y a environ 300 à 800 ml de sang accumulé dans les membres inférieurs dû aux forces gravitationnelles et aux contractions musculaires qui sont moindres. En résulte une diminution du retour veineux vers l’OD et par conséquent le DC diminue. Cette baisse est perçue par des barorécepteurs situés dans l’aorte et l’artère carotidienne et cette information est acheminée au centre vasomoteur du système nerveux central (SNC). Ce centre de commande renvoie la réponse via le SNA, via la production de catécholamines (noradrénaline) engendrant une vasoconstriction réflexe des veines, une augmentation de la force contractile du myocarde, de la FC et une inhibition du tonus vagal (système nerveux parasympathique). Finalement, le retour veineux et le DC sont augmentés à nouveau.

Il est admis que maintenir une activité physique est essentiel pour réduire les symptômes en cas d’HO et qu’inversement, une moins bonne condition physique due au manque de pratique exacerbe l’HO. La pratique régulière d’exercices devrait alterner des séances cardiovasculaires et d’autres de renforcement musculaire.

Les choses à éviter sont : se relever trop rapidement, effectuer des exercices où il y a un changement brutal de position, comme les burpees, squat, soulevé de terre, les circuits incluant plusieurs exercices à la suite qui ne se réalisent pas dans la même position, par exemple passer de fentes à des abdos au sol, et finalement la marche en cas de symptômes.

En pratique, le PT doit privilégier des exercices de renforcements musculaires anisométrique avec des charges pas trop lourdes et demander à ses clients de se concentrer sur une respiration adéquate et continuelle…

Retrouvez l’article complet et bien d’autres dans notre numéro 4